Pourquoi la viticulture « conventionnelle » coûte chère ?

Et si le conventionnel polluait aussi ?

Au préalable je souhaite préciser que je n’accuse aucunement les producteurs en conventionnels qui individuellement font ce qu’ils peuvent pour produire le meilleurs vin possible dans un marcher concurrentiel.

J’entends, je lis dans les magazines, sur les réseaux sociaux que le bio pollue et qu’il coute cher.

C’est vrai, c’est vrai enfin plus ou moins. Oui c’est mon coté normand qui ressort.

Que le bio polluent par l’utilisation du cuivre par exemple cela ne veut pas dire que le conventionnel lui ne pollue pas.

Le bio coute plus cher à produire car il y a moins de rendement et demande plus de main d’œuvre. Le conventionnel coute moins cher mais c’est sans compter ce que l’on appelle l’externalité des couts de production.

 

Aujourd’hui nous savons que la France est le second pays européen en tant qu’utilisateur de produits phytosanitaire soit environ 66 660 tonnes (environ) soit deux kilos chaque seconde.

 

Les trafics entre pays, selon le porte-parole d’Europol, Søren Pedersen, représenterait 5 % à 10 % du marché des produits phytosanitaires, les contrefaçons et les stocks qui passent sous le manteau, expliquent pourquoi on retrouve dans l’alimentation et la nature des produits interdits depuis des décennies.

 

La viticulture utilise 20 % du tonnage alors qu’elle représente moins de 4 % de la surface agricole utile.

 

On veut nous faire croire que les produits aujourd’hui ne sont plus dangereux. Cela fait 25 ans que j’entends cela.

Ainsi chaque année des centaines de produits sont interdits avec bien souvent des mises en application différées dans le temps. Et en attendant, il est toujours possible de demander une dérogation. Selon le dernier compte rendu disponible (datant d’octobre 2015) du Comité permanent pour les plantes, les animaux et l’alimentation, qui délivre ces dérogations, la France en a obtenu 19. Elle arrive derrière l’Espagne, championne d’Europe (27). Au total, on dénombre, pour 2016, 120 dérogations pour 20 pays, sur les 28 que compte l’Union européenne.

 

L’eau

1 gramme de pesticide suffit à polluer un ruisseau d’1 mètre de large et 1 mètre de profondeur sur 10 km !

Coût de la dépollution des nitrates ?
70 euros par kilogramme, et à 60000 euros par kilogramme pour les pesticides.

Selon un rapport de 2011 du Commissariat général au développement durable, le coût complet du traitement annuel de pollutions liées à l’agriculture et à l’élevage (nitrates et pesticides) dissous dans l’eau serait supérieur à 54 milliards d’euros par an. Le coût complet de dépollution du stock des eaux souterraines serait supérieur à 522 milliards d’euros (coût théorique).

Le coût des perturbateurs endocriniens

Une série d’études scientifiques publiées en 2015 dans le Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism de l’Endocrine society montre que l’exposition des populations européennes à des perturbateurs endocriniens est la cause de nombreuses pathologies qui représentent un coût pour la société estimé entre 150 et 260 milliards d’Euros par an (soit entre 1.2% et 2% du PIB). Selon les résultats présentés, les substances les plus problématiques sont les pesticides organophosphorés et organochlorés. Les coûts directs (soins, traitements médicaux, etc.) et indirects (perte de productivité, absentéisme, etc.) des troubles et des maladies attribuables à ces substances se montent à quelque 120 milliards d’euros par an (fourchette basse) en Europe.

Le coût de la pollution de l’air

Selon les estimations de l’OMS publiées en mars 2014, près de 3,7 millions de personnes sont décédées prématurément en 2012, du fait de l’exposition à la pollution de l’air extérieur. Certains estiment que l’agriculture représente plus de la moitié de cette pollution de l’air.

Voilà ce qui n’est pas dans le prix de votre bouteille de vin « conventionnel »